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J'aime assez butiner les fleurs de vos glycines Et pondre mes enfants à l'abri des regards Dans la souche pourrie du grand chêne têtard Qui fut abattu, car il gênait la voisine. Il m'arrive quelquefois, pensant gagner du temps, Pour aller des bourraches jusqu'à vos pulmonaires, De passer par la pièce où vous vivez souvent, Où dès qu'il fait trop chaud, vous faites des courants d'air. Mais qu'un huis soit fermé, me voilà prisonnière Par un mur invisible où je vois à travers Je me cogne, je m'énerve, je me mets en colère… Alors, vous me prenez sur la paroi de verre Pour me mettre dehors. _________________Je ne vous pique pas, Car, parmi les abeilles, si je suis la plus grande, La plus rapide aussi, __ ce n'est pas une légende __, Je ne suis, ni violente, ni même combative. Je ne connais pas le sens du mot agressive. Je cherche à m'échapper en écartant vos doigts. Chaque fois, j'y arrive. _________________Dès que je suis dehors Avant de m'en aller, tout près de votre de nez, Je vole en stationnaire. _________________C'est pour vous remercier De m'avoir évité un bien funeste sort.
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