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Un jour, Monsieur Linné fut devant un problème, Car deux des animaux qui peuplaient l'univers Revendiquaient de droit que leur nom fut le même, Car, de fait, ils avaient les couleurs de l'enfer. Pluton nous conviendrait, à moi le papillon Et à ce gros oiseau que vous nommez dindon. Fallait-il qu'on se batte ? __________________J'étais à peine poids plume Quand l'oiseau affichait catégorie enclume. Linné décida donc que l'on se fit la course. J'aurais sans doute gagné ayant bien des ressources, Mais le dindon tricha en semant sur sa route Des pommes un peu blettes pour qu'alors je les goutte. Ce que je fis, bien sûr, car l'instinct m'y contraint. J'arrivais en retard sur la ligne d'arrivée, Dépité comme on l'est quand on manque son train Davantage humilié que l'on m'ait abusé. Mais Linné se fâcha : ____________________ Diriger les enfers Ne vaut ni aux tricheurs qui font comme Hippomène, Non plus aux papillons qui, des pommes ramènent comme le fit Atalante et la course, la perd. __ Je fus nommé vulcain pour qu'enfin je me forge Un peu le caractère. __________________Le dindon, dont la farce L'avait rendu si fier… __________________D'ailleurs, il se rengorge… __ C'est d'ailleurs souvent vrai des fraudeurs et comparses __ Fut nommé Méléagre et finit souvent cuit... Avant que les tisons n'achèvent tous leurs feux. Si vous ne croyez pas à ce conte mytheux, C'est qu'il y manque encore quelques grains de folie.
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