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Monfragüe


Yo no me recuerdo como se escribe
Cet endroit près du Tage qui est tout embalsé.
C'est près de Serradilla, Torrejón el Rubio.
Juste pour te situer si tu voulais y aller
À pied ou en vélo ou dans ta Ford Clio.
C'est en Estrémadure si t'es vraiment paumé.

Il y a des vautours fauves qui, sur le coup d'onze heures,
Viennent surveiller de près ton petit déjeuner
Et se faire admirer. Puis, s'en vont prendre le leur
D'une cabra montes qui a eu le malheur
De glisser sur la roche, de s'y décomposer
Dans une puanteur qui vous ôte-le-cœur.

Il y a des aigles aussi, que l'on dit impériaux,
Qui survolent le maquis et chassent des oiseaux,
Des perdices rojas, des oedicnèmes criards,
Des outardes canepetières qui prettent jusqu'au soir.
Un faucon pèlerin ramène vers son nid,
Dans ses serres, un guêpier, pour nourrir ses petits.

Tout près du bord de l'eau, au pied d'une falaise
Une cigogne noire a posé sur un nid
Ses rejetons duveteux pour qu'ils soient bien à l'aise
Dessus leurs grandes pattes et aussi à l'abri.
L'eau du fleuve a baissé et laisse sur la plage
Des cordons de débris végétaux qui s'étagent.

Á l'heure où l'engoulevent vole au-dessus des landes,
De grandes bandes de cerfs viandent et sarabandent
Ce n'est pas tout à fait la saison pour qu'ils bandent
Mais, ils mugissent déjà et essayent leurs épois,
Nous chargent dans la nuit en soufflant leur effroi,
Mais s'arrêtent à distance et s'enfuient dans les brandes.