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De delichon@urbica.hir à pierre.davoust@homme.sp

(faire suivre...)



Qu'une oie, fut-elle rieuse, expédie un email,
A de quoi étonner, même les hirondelles…
Qu'elle me croie des oiseaux, parmi la mieux placée,
Au prétexte que je survole les pâtures,
Pour écouter, traduire, jusqu'au moindre murmure
Qu'échangeront les bêtes qui doivent aller voter
Pour tous ces candidats (ils sont une palanquée)
Qui souhaitent (pourquoi faire ?) être élus députés…
Me laisse un peu perplexe, voire décontenancée.

Sans doute, en mes voyages, ai-je beaucoup appris,
Mais depuis très longtemps, seuls mes doux gazouillis
Sont ma conversation et m'ont fait oublier
Le temps où j'étais fille de Pandion, roi pêcheur
Et balbuzard aussi…Je m'appelais Progné.
Rossignol philomèle était alors ma sœur !

Être de sang royal n'offre ni compétence,
Ni prédisposition à la chose politique.
Je fis cette réponse à l'oie dans son arctique,
Laquelle me répondit que si la pertinence
Ne devait seulement qu'aux plus beaux des esprits…
Il y aurait sur Terre grandement moins de bruit.

L'hirondelle des fenêtres (Delichon urbica) / (23 mai 2002) / «® / ©»