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Le dédormeur-matin sonne toujours deux fois


Le drap s'est répandu sur le plancher qui craque.
Le vent par le volet se joue d'une porte qui claque.
Mes doigts griffent les murs d'une caverne humide
Qu'ébranlent des séismes dans un cri qui s'éteint.

Dans le silence obscur de la grande maison vide
Les sables du sommeil t'amènent un rêve lointain
Qui fait rire ta bouche en des mots incertains
Qui résonnent dans la nuit où je me noie soudain.

Plus tard, quand le soleil, du volet, interstice,
Quand l'oiseau à tue-tête, dans nos langueurs, s'immisce,
Quand le chien s'impatiente et le café crachote
Quand le jour fait sa loi, s'impose et nous despote,

Je rêve de terrier ; Je rêve de marmotte ;
De nuits, de la toussaint jusqu'à la pentecôte ;
D'une couette de plume où, bien mieux qu'en la mort,
Le nez dans ton duvet, je m'oublie et redors.