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Les machines à découdre



Au pays transalpin, patrie des Bouquetins,
Les peuples des sahels, des bush ou des déserts,
Des Chaco, des pampas ou des forêts primaires,
Qui ont tous en commun de bien crever de faim,
Se sont donc réunis, mais restent clandestins…
Si j'en crois la lecture des quelques quotidiens
Que j'ai lus ce matin.
_____________Certains n'en parlent point
Et d'autres de façon quasi superficielle.

Chimère, sa démission, leur procurent un fromage.

Le bocal à poissons a perdu les images
Des terribles famines qui frappent les Gazelles,
Le petit ventre gonflé par l'affreux kwashiorkor,
Des mouches se repaissant sur des centaines de morts.

Et il a tant perdu avec l'équipe Zébrâne,
Trébuchant, en écus que pour que les réclames
Retrouvent leurs niveaux de d'avant la déroute,
Ce n'est pas le moment de se tromper de route.

Et puis tout le monde s'en fout. Le peuple des pâtures
Ou celui des prairies de Bison le Balaise,
Ont plus à faire avec, pour les uns, les bitures,
Pour les autres, les Mac Do qui en font des obèses.

Cette conférence est un véritable échec.
La cause en est peut-être que ceux qui meurent de faim,
Sont tous des illettrés. Il faut guider leur main,
Quand ils achètent des armes, pour qu'ils signent le chèque.


L'hirondelle des fenêtres (Delichon urbica) / (14 juin 2002) / «® / ©»