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Comme vous le constatez, je me laisse approcher Sans trop m'effaroucher… Curieux pour un traquet ? Mais voyez où j'habite. Ce ravin près du Tage. Si l'homme s'y invite, il y reste en otage, Prisonnier d'un maquis quasi impénétrable. Alors vous voir ici tenait de l'improbable. Car vous êtes le seul et le premier humain Qui atteigne ce ravin. Avez-vous un linceul ? Mais, je ne vous crains pas. Je suis même curieux. Je n'en crois pas mes yeux. Comme vous, n'est-ce pas ? Le temps d'une photo pour m'immortaliser, Toujours jeune, toujours beau et je vais m'envoler. Et si je disparais, c'est pour mieux faire entendre, Un petit chant flûté. Je n'ai rien d'autre à vendre !
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