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C'est tintin au Tibet...


Le pays des Pâtures étaient donc la patrie
Du droit des bœufs, des ânes et des jolies brebis,
Toutes bêtes fraternelles éprises de liberté.
Au pays des bambous, les pandas pistolaient
Les rats, les bœufs, les tigres, les lapins, les dragons,
Les serpents, les chevaux, les chèvres, les cochons,
Les singes, les coqs, les chiens, sans oublier les chats
Et revendaient leurs cœurs, leurs poumons et leurs foies.

Au pays des Yétis, les yacks à genoux,
Voulurent manifester pour dénoncer le joug
Et l'aiguillon des moines, et la botte militaire,
Qui pesaient sur leurs têtes depuis des millénaires.
Ils voulurent profiter de l'ouverture des jeux
Pour se manifester, afin qu'on parle d'eux,
Du droit qu'auraient les yacks de vivre aussi debout
Avec les autres bêtes du pays des Bambous.

Au pays des Bambous, les bêtes innombrables
Offraient un tel marché pour ce qui est vendable
Que, partout dans le monde, les marchands, les sponsors
S'accommoderaient bien de cent milliers de morts.
Au pays des Pâtures, pas question de boycott,
Non plus de conditions. " Eh ! Minute ma cocotte !
Dit Virus* à Panthère**, ministre des Droits posthumes,
Des souhaits, passent encore, surtout si tu t'enrhumes ! "

" Au pays des Bambous, je livre des avions
En échange de montres et de contrefaçons.
Du pays des Yétis et des Yacks, je m'en tape.
Autant que du lama qui leur servit de pape.
Et la flamme olympique, dans les près des Pâtures,
Je la fais circuler sans aucune bavure,
Pour la raison surtout que seuls des policiers
Pourront la regarder tout en courant après.
"

7 avril 2008 / «® / ©»



* Virus est président des Pâtures.
** Panthère porte des impairs et dément tôt.