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Il vous fallut du temps et surtout des efforts Pour fouiller des hectares et encore des hectares De falaises diverses et même risquer la mort Pour enfin me trouver assez près de Villars De Lans dans le Vercors, dans une gorge profonde Où je vins, assoiffé, m'abreuver près de l'onde. Á l'abri dans les ombres d'un gros rocher moussu, Le cincle se reposait à demi accroupi, Attendant patiemment que la bergeronnette Cesse enfin d'harceler les oiseaux dont la tête Ne semble pas lui plaire et tant qu'ils n'ont pas fui, S'agite, hoche la queue et leur fonce dessus. Sur ma falaise grise, plus haute qu'un building, Même de près, je confonds. Il faut qu'on me devine. Me suivre au télescope n'est pas des plus aisés… Si je me laisse tomber, suis dur à retrouver. Heureusement il m'arrive de me tenir tranquille, Explorant une fissure, dedans je m'y faufile. Je grimpe par petits bonds à la force des griffes. J'entrouvre fréquemment mes ailes, comme un tic. Ça me donne de l'élan et me permet surtout D'émettre des signaux que l'on voit de partout. Le rouge de mes ailes sur ce milieu cryptique Sert pour mes congénères de signal expressif. Il vaut mieux qu'on soit seul sur ces parois désertes Où le nombre de proies se compte sur les rémiges. Un oiseau, une falaise…évitent les litiges. D'autant que mes enfants sont dans la plaie ouverte Qui s'ouvre dans la roche, contrecoup tectonique Et subhorizontal, c'est-à-dire en oblique, Dans lequel je m'enfonce et me fais oublier… Et vous de patienter, jusqu'à désespérer…
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