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Pour survivre, il faudra que j'aie beaucoup de chance. Entre les incendies de forêt qu'on allume, Qui, vite, me rattrapent, me cuisent et me consument Ou les roues pneumatiques qui m'écrasent la panse, Sans oublier, non plus, le commerce éhonté Des miennes, pour des jardins où, même, des nains de plâtre Se fendent ou bien éclatent aux premières gelées… Pour survivre, me faudra davantage qu'un psychiatre ! Mais, ce médecin-là, c'est à ceux qui me tournent Sur le dos, qui rient fort en voyant les efforts Que je fais vainement, qui devrait les soigner. Comprenez-vous pourquoi des hommes me mettent à mort Sans la moindre raison que le plaisir de tuer ?… Les mêmes qui sauraient sûrement à l'occasion, Gérer les génocides, les camps de concentration Et dans les crématoires, les cadavres qu'on enfourne ?
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