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Un vent brûlant remonte de la vallée lointaine. En rafales furieuses, il balaie tout l'espace. Il fait coucher les herbes sous sa trop forte haleine. Elles sont sèches, fanées, coupantes comme l'acier. Des cèdres sur la pente s'arrangent en bouquets. Sauvés du bûcheron, mollement ils prélassent Des branches qui s'étalent en caressant le sol, D'où très loin, brusquement, tout à coup, je m'envole. Mais à peine aperçu et j'aurai disparu Derrière un bombement qui me cache à la vue. Vous ne me verrez plus et quitterez vaincu, Ces pelouses d'altitude où vous étiez venu. Ces pelouses d'altitude où même l'oxygène… - Qui, pourtant se fait rare, ce qui est une gêne Pour la carburation du moteur du camion, Qui assume bien mal toutes ses explosions... - Où même l'oxygène est moins rare que moi Et surtout moins farouche. ___________________Je n'aime pas qu'on me voit. C'est pourquoi, bien souvent, je fréquente des endroits Auxquels même le diable ne pourrait accéder En dépit des sabots qu'on lui a mis aux pieds, Sauf à casser sa gueule et perdre son emploi.
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