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Mais qui se terre au Ritz ?



Bison, des Amériques, visita les pâtures.
Il était le messie, un dur entre les durs,
Chargeant et piétinant tous ceux qui s'opposaient
Á sa prépondérance et à sa primauté.

J'ai une intromission. Je lutte contre le mâle.
Je pique mes ennemis au venin de crotale.
Je leur fait la piqûre assurément létale.

Quant à mes chers amis, il faudra qu'ils s'étalent.
Puis pour pouvoir péter plus haut que j'ai le cul,
En toute impunité, je rachète au zébu
Ses pets méthanisés qui trouent la couche d'ozone
Pour que tous les bisons puissent péter synchrones…
J'impose de nouvelles taxes sur les aciers des faux,
Subventionne à l'excès la culture du sorgho,
La recherche scientifique sur l'hormone de synthèse
Qui nous fera plus beau et surtout plus balaises.

Je soutiens le Vautour qui vit sur ses charognes
Et dénie à l'Ara, ce fat, l'autorité
Que lui avait confiée son peuple sur-opprimé,
Des pauvres qui s'entassent et baisent sans vergogne.
Pardon, se font sauter, j'ai confondu un mot.

À l'Oryx irakien, j'impose l'embargo.
Son peuple aura du foin, s'il me paie en retour
De naphtes pour mon bain ou je cogne comme un sourd.

Mais j'ai surtout ce rat qui vit dans les hôtels
(Car il se terre au Ritz ou dans la boite afghan).

J'invoque ses menaces dès que j'ai mal aux dents
Et sur toute la Terre, toutes les bêtes bêlent.



L'hirondelle des fenêtres (Delichon urbica) / (25 mai 2002)__________