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De mon cousin ramier, j'écoutais les propos. Il parlait de la ville comme d'un havre de paix. J'eus envie d'essayer, mais la place était prise Par des immigrées turques qui ont mis leur emprise Sur les moindres recoins où j'aurais pu nicher. J'ai dû mettre les voiles et rejoindre aussitôt Mes haies et puis mes bois où, vite, l'on me charria, Me suggérant alors, que ça vaudrait la peine, Au parti de l'affront, d'aller pleurer ma haine Alors, j'ai répondu : Ces immigrées, je crois, Sont là, toute l'année. Nous sommes bien trop connes De n'en pas faire autant. Ça nous éviterait, Á l'aller, au retour, de nous faire massacrer Par tous ceux du Médoc qu'on a trop à la bonne Et qui assoient leurs culs sur votre état de droit. Las ! laissez-moi vous dire, je roucoule de rire. Je vois ce qui se passe, plus de vingt ans après Qu'on a pris, en Europe, quantité d'arrêtés Pour me protéger et m'empêcher de mourir Quand je reviens d'Afrique, retrouver ma maison ! Votre pays, la France, est peuplé de braillards. Celui qui gueule le plus a forcément raison, Surtout s'il menace de ne plus mettre ton nom Dans l'urne qui ressort si souvent des placards, Pour un oui, pour un non ou pour une abstention. Qu'on parle des paillotes ou bien des paysans Quand ils te font le porc en pleine surproduction… La vache qui foldingue ou le lisier qui pue, Les nitrates dans l'eau qu'on meurt quand on l'a bue… Á l'école, dans les trains, le gaz électrifié, La banque, le téléphone ou quelque activité… Vous faites en sorte que la règle soit l'exception ! Ce n'est pas étonnant qu'il y en ait autant. Je comprends mieux pourquoi il y a tant d'ego. La liberté pour tous ! Les Français tous égaux ! Si vous la défendez vivement dans la rue, Avec fraternité… c'est pour vous faire cocus !
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