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Le taon ne fait rien à la faire !


Il ne régnait rien d’autre, au pays des Pâtures,
Qu’une tenace odeur de forte pourriture.
On eut pensé Virus* grêlé par la vérole,
Mais il ne traînait rien, sinon, des casseroles.

Grimaçant, plein de tics et autant de névroses
(Makháôn** parlait de pédophiloppsichose)
Virus réformait tout, y compris les réformes,
Grâce aux députés qui, sniffant du chloroforme,
Ne se réveillaient que pour s’offrir davantage
De salaire, de retraite, de droits de filoutage,
Comme se remplir les poches tels des gloutons cupides
En amendant des lois afin qu’elles sortent vides.

Sauf pour les moutons, les bœufs, les bêtes viles
Auxquelles il fallait pour qu’elles demeurassent serviles,
Anomiques, comme vidées de leur sérotonine,
Voter des lois iniques, injustes, léonines,
Supprimer les acquis pour lesquels étaient morts
Jadis, des Pâturiotes, arrachant aux plus forts
Quelque droit pour apprendre sur le banc des écoles,
La justice, la santé ou le travail du sol,
À vivre en harmonie avec les autres bêtes,
Fussent-elles venues de loin. À savoir faire la fête
Autant que résister aux maîtres dont les chiens
N’ont de cesse que de mordre… Ce ne sont que des chiens !

Maintenant, c’est un comble, nos barbons, nos élus
Se prennent pour les maîtres, veulent nous botter le cul,
Nous croient coupables d’avance, nous traitent de rebelles
Dés lors que nous lisons sur la toile des nouvelles
Que Poisson du bocal n’aurait pas diffusées
Ou pire, qu’il n’arrive plus à nous hypnotiser…
Ils veulent que nous mourions usés totalement,
Sans soins ou médecins et sans remboursement…
Ils veulent que nos enfants ne sachent que glapir,
N’apprennent plus rien qui les fasse réfléchir…
Ils veulent que nous mourions tous prématurément
Et ne pas toucher nos retraites bien longtemps…
Ils veulent que nous vivions privés de libertés
D’aller et de venir et même de penser…
Ils veulent que nous vivions dans la crainte et la peur
De leurs chiens imbéciles qui, s’ils mordent l’un des leurs,
Accusent un agneau et le font condamner
À la peine de prison jusqu’à perpétuité…
Que l’on sache qu’ils mentent et qu’ils aillent en prison
Les ministres s’insurgent, parlent de trahison,
Des juges qu’il faudrait conduire à la potence
Quand ils ne savent plus où est la délinquance…

Ils applaudissent aussi la fille du vieux Loup
Qui hait les dromadaires quand ils prient à genoux
Dans les laies qu’ils encombrent où tous le cul en l’air,
Ils sont nos ennemis qui nous déclarent la guerre.
Ça fait bien leurs affaires et détourne l’attention
Des problèmes des Pâtures… Mais c’est les élections…
L’ennemi de Virus, c’est le vieux Boute-en-train***,
Partout dans les sondages et vainqueur haut la main
Quand il l’a souvent basse, dans la caisse ou les fonds
Des culottes des brebis, des chèvres ou des mouflons
Qui passent à portée lorsque Satan l’habite
Ce qui est plus fréquent depuis que Dieu Lévite…

Virus et ses nervis ne sont plus légitimes.
Il faut les piétiner pour tant de mésestime.
Il faut désobéir aux lois qu’ils nous imposent.
La révolte jusqu’au bout, jusqu’à l’apothéose
Où les crocs des bouchers seront tous bien garnis
Des viscères et des tripes de tous ces sales pourris.
La classe dominante pensait gagner la guerre.
Au pays des Pâtures, ça va devenir l’enfer.
Les moutons et les bœufs réécriront l’histoire
Des peuples souverains qui obtiennent victoire.
Il ne pourra jamais en être autrement…
Pour la raison qu’on ne peut remonter le temps !

21 décembre 2010 / «® / ©»




* Virus est l'actuel président des Pâtures.
** Makháôn est un médecin réputé sur les Pâtures
*** Boute-en-train est le Président du Foutre, Manichéisme & Idiosyncrasie (FMI)