®
Le sirex géant (Urocerus gigas)



Une allure de guêpe, un ovipositeur
De taille remarquable, un vol vrombissant …
Je comprends aisément, suffisent à vous faire peur.

Nonobstant, je ne pique qu'accidentellement.

J'ai tellement à faire, pondre me prend du temps...
Dans le bois, des œufs et des larves qui aèrent
Des arbres déjà morts, déjà couchés par terre,
Sur lesquels longuement, elles préparent, patiemment,
Les meilleures conditions qu'il faut aux bactéries
Pour assurer au mieux la décomposition
Des lignines qui composent avec la cellulose,
Des parois du squelette des arbres à l'agonie
Qu'achèveront aussi levures et champignons,
Respirant le carbone fourni par le glucose.

Tout ça, je vous l'accorde, est sans doute théorique,
Procédant des lois de la thermodynamique
Dont je me fouts comme d'un quelconque bûcheron
Que j'aurais percuté juste au milieu du front
Et piqué durement, victime de l'émotion,
Qui m'étreint, c'est normal, après la percussion.

Comprenez mon problème

_____________Je n'ai jamais de temps
Je vole droit devant moi

____________Je n'ai qu'un objectif

Quiconque se met devant me fait perdre du temps

Ça me met en colère. Comme je suis émotif.

Je perds vite mon sang froid. Je panique, me défends.
Je pique cruellement.

____________C'est mon prorogatif…

*