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Le serin cini (Serinus serinus)


Un chemin de noisette, s'y cache la grisette,
Un talus d'herbes folles, un fossé, une rigole
Que des tritons palmés explorent toute l'année,
Une friche oubliée, des mourons, des pensées,
Quelques pieds de plantain, des prés de pâturins…

Je survole la haie, en fais l'aller-retour,
Ne cesse de chanter, ne pense qu'à l'amour.
Comme un gros papillon, une chauve-souris,
Je trille sans souci, tout le volume à fond.
Ma douce construit le nid et pondra nos petits.

Cette année, j'ai choisi un poirier centenaire.
Je pensais bien lui plaire. Elle couve jour et nuit,
Alors, je la nourris, lui donne la becquée.
J'attends que les petits ouvrent aussi le gosier
Qu'il nous faudra remplir pour qu'ils puissent grandir,
Qu'on puisse commencer une seconde couvée…
Et puis tous s'en aller, à la fin de l'été
Dans nos quartiers d'hiver.

_________________Les cinis sédentaires,
Bien sûr, ne migrent pas.

__________________Mais ça n'existe pas !

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