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Sur des dunes de sable, juste au bord de la mer Dont les rouleaux s'écrasent dans un grand bruit d'enfer, Un petit étang complètement envahi Par la végétation, va me servir d'abri. J'y vois là, pêle-mêle, des feuilles de nénuphars, Quantité de roseaux et divers potamots, Des butomes fleuris et juste un peu moins rares, Des plantains aquatiques et quelques trèfles d'eau. Les plantes sont si serrées qu'on pourrait croire que l'eau A toute été bue ou évapotranspirée. Les grenouilles, d'ailleurs, écartent, c'est obligé, Les feuilles qui les gênent pour se couler dans l'eau. Des mésanges à moustache se montrent un instant Au bruant des roseaux qui surveille ses enfants. Je nage, si l'on peut dire, en m'ébrouant souvent, Car ma douce est tout près. Elle prépare nos enfants Qui sont encore au chaud dans leur coquille calcaire. Dans peu de temps, bientôt, ils pourront prendre l'air Et quitter pour toujours la touffe de carex Qui pousse en touradon et où, dans le convexe, J'ai caché mon nid, parfaitement rembourré De plumes, de duvets, qui sont doux à mes œufs. Quand ils seront éclos, je m'occuperai d'eux Jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge d'être émancipés.
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