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Pie-Panthère jura que le Bélier, son père, On ne le prendrait pas ou alors bien trop tard. Il sera amnistié ou comme le Bézoard Qui vit en Tunisie, président pour la vie Et par la grâce divine, je prends sa succession. Il y a trop longtemps que je me désespère Á tirer les ficelles de cette marionnette. Je deviens la papesse du peuple des pâtures. Travailler pour des prunes, j'ai donné et j'arrête. On m'a pris pour un claude. Je ne suis qu'une ordure. Je suis la mieux placée pour enfin régenter Les débris, les déchets qui broutent sur les pâtures. Ce sont des immondices, pires que des balayures, Des étrons, des gadoues, voire des épluchures Qui vivent sur la fange, la merde et les vidanges. Ils puent et m'incommodent Dans leurs toisons qui suintent et sont passées de mode… La fin de son discours, je ne l'entendis point. Pie-Panthère me jeta pierre qui m'eût atteint Si je n'avais vite fui, comme font les hirondelles En volant au plus loin et vite à tire d'ailes. L'hirondelle des fenêtres (Delichon urbica) / (26 mai 2002)__________
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