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Le Bœuf avait quitté pour toujours (?) son étable. Flamant fut investi pour conduire tous les veaux Espérant retrouver un siège confortable Où il pourrait enfin défendre leurs idéaux. Le Bélier, l'UMP et le Vanneau huppé Veulent tous les gazons pour eux seuls y brouter. Comment pourrons-nous faire pour survivre cinq années, S'ils instaurent un régime où nous ferons ceinture. Il faut mobiliser le peuple des pâtures Pour que l'on cohabite, qu'on puisse s'opposer Á la diète promise et présidémentielle. Les chevaux de retour, bien sûr, battent de l'aile, Ne savent pas comment récupérer leurs piastres. Céladon, l'écolo, a frisé le désastre. Bien souvent, il dit vrai, mais c'est sous penthotal Qu'il veut légaliser pour nous anesthésier. Roussette a retrouvé ses forêts tropicales… Rappelez-moi surtout de ne pas l'oublier. Car il faut qu'on s'allie, voire qu'on se compromette. Au peuple des pâtures nous avons une dette Que l'on remboursera si nous sommes élus. Chacune des voix compte et vaut bien deux écus. En avant, tous unis, partons pour la bataille… Sinon, je me retrouve, comme on dit, sur la paille. L'hirondelle des fenêtres (Delichon urbica) / (24 mai 2002)__________
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