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Jamais je n'oublierai ces quelques jours passés Où vous vîntes me voir, lorsque tout à mon nid, J'oubliai que les hommes sont souvent nos ennemis Et qu'il aurait fallu que je fusse plus discret. Mais les hormones imposent aux hommes et aux oiseaux Des contraintes astreignantes qui ne laissent de repos Que si on les épuise et nous laissent K.O., Avec à peine un peu de peau sur quelques os. Je n'avais guère de choix qu'à faire mon ouvrage. Je l'avais commencé. Il fallait continuer Ou alors ma femelle m'aurait abandonné. Aurais-je survécu à un pareil outrage ? Mais vous vous tîntes coi et tranquille à la fois. Aussi, je vous pris vite pour une souche de bois, Même si mes marais en sont tout dépourvus Et celles des roseaux restent toujours menues. Á la branche d'un saule, souple comme un osier, J'avais déjà fini mon anse de panier De fibres végétales, de crins entrelacés Aux laines du mouton et feuilles de graminées. Encore une journée, j'aurai fini la bourse. J'attendrai patiemment la venue de ma douce Qui a sa propre idée sur l'aménagement Qu'il convient au-dedans, aux œufs ou aux enfants. Pour cela, il lui faut quantité de duvets Pour faire de l'intérieur un matelas douillet, Comme peut l'être la couette où vous vous réfugiez Quand arrive la nuit, votre amie rejoignez. Mais votre douce est loin. Vous êtes célibataire. Peut-être, êtes-vous même un mâle surnuméraire ? Vous partirez en douce, sans même me dire adieu. Quelque tache vous attend, ailleurs, sous d'autres cieux ?
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