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La pierre rouge alterne avec la pierre blanche En couches horizontales sur lesquelles par milliers, Des oiseaux maritimes, totalement étanches, Élèvent des poussins qui ne cessent de crier : __ Qu'ils ne veulent pas sauter, encore moins se mouiller Sans qu'on leur garantisse que c'est bien sans danger, La bouffe à profusion, du repos le dimanche, Les naufrages interdits aux bateaux sur la Manche, L'arrêt des dégazages, de toutes les pollutions, Des excès de phosphates, de l'eutrophisation Qui frappent les rivages de la mer Baltique Et donnent au plancton des croissances frénétiques… Les oiseaux ont raison. Nous sommes solidaires. Nous vivons des dangers, je dirais, similaires, Sans parler des filets dans lesquels on se piège, On s'enroule, se déchire, à la fin on se noie ; Sans parler des fusils dont on essuie parfois Les coups tirés de loin, ce, bien qu'on nous protège… Le temps nous est compté, il faut en profiter. Quand la marée est basse, alors on se prélasse, On se laisse admirer autant que vous voudrez. Mais sitôt qu'elle monte et sans la moindre honte, Nous retournons pêcher dans nos profonds secrets.
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