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Pégase en deux maux.


Pecora* toute nue se faisait du pognon
En montrant son cul sur des sacs à provisions.
Elle vendait son image quand cela l'arrangeait,
Réclamant des dommages lorsque son intérêt,
Plus souvent ses caprices lui dictait de le faire
Auprès d'un juge pressé de faire une carrière.

Virus** et Pecora, aux frais de la princesse,
S'offraient de belles vacances pour se bronzer les fesses,
Dans des palais palaces, au pays des Mangroves,
Où le prix d'une nuit de baise dans l'alcôve
Justifiait qu'ils nous disent que la vie était dure,
Puisque hors de prix pour le peuple des Pâtures.

Quand le froid et la faim tuaient les sans étables…
Quand le pauvre n'avait pas de quoi brouter à table…
Quand les jeunes devaient craindre la morsure des pitbulls…
Quand les lions des Savanes étaient, sans préambule,
Reconduits, menottés, au-delà des frontières…
Quand partout sur les prés s'élevaient des barrières.

Quand l'école n'avait plus d'ambition pour l'élève…
Quand les soins permettaient tout juste que l'on crève…
Quand perdre la goulée valait délit d'outrage…
Quand l'avenir était synonyme de chômage…
Quand la crise justifiait toutes les injustices,
Y compris, pour les riches, qu'on les rasât gratis.

Pour qu'ils soient, au plus près, à la cour de Virus,
Dévoués et attentifs au moindre bruit d'anus,
À tous ses pets furtifs et forcément géniaux,
Que ce cher président, abusant des fayots,
Lâcherait en même temps que quelques coliformes
Comme la bonne idée d'une nouvelle réforme.

31 décembre 2008 / «® / ©»




* Pécora est la brebis transalpine qui accompagne officiellement Virus à l'étranger.
** Virus est l'actuel président des Pâtures.

Cette chronique est la dernière de "La résistible ascencion de Sarkoz Ui "...
Les chroniques des Pâtures se poursuivent avec " L'irrésistible dégringolade de Sarkoz Ui " "