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Bien sûr, il se trouva quelques vieux solitaires, Sangliers de surcroît, depuis longtemps sur Terre, Qui voulurent s'opposer et prendre la parole, Qui ne souhaitaient pas qu'on votât casserole, Qui s'interrogeaient sur les raisons pour lesquelles Le candidat renard n'ait eu ses signatures Lesquelles auraient permis au peuple des pâtures Un autre choix qui leur eût paru moins cruel Que celui, improbable, aux dires des génisses Qui les troublaient comme l'eau ajoutée au Pastis. (Faut-il que je précise que le renard aurait Grappillé bien assez de voix au loup honni Pour qu'il n'arrivât point au deuxième tour et Faussât tous les sondages prévus par la Pythie ?) Les canards déchaînés, sur leurs petites mares, Publiaient tout sur tout, dans un grand tintamarre, De la vie, du programme, des intentions du loup, Oubliant, (comme exprès ?) de ne parler surtout Du Président Bélier... Mais qu'on le laisse croquer Et sur les bergeries dont les marchés truqués L'auront bien enrichi, les juges (car il en faut Pour protéger le blé de l'usage des faux) Sauront vite trouver vice de procédure, Que des dossiers manquaient aux rayons des questures... Les médias, par le temps, sont tous anesthésiés... Et qui voudrait prêter l'oreille aux sangliers ? L'oie rieuse (Anser albifrons) / 28 avril 2002__________
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