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Ça y est ! J'ai tout compris ! L'avantage indéniable De vivre dans les jardins, de quitter la forêt, De m'approcher des hommes et surtout de la table, En pelouse de gazon, qu'ils nous servent à l'année. Il fallut, cependant, que je sois moins farouche, Un peu plus familière. Pas au point qu'on me touche. Il fallut également que je respecte la niche Du merle, mon parent… Mais le milieu est riche Et nous nous accordons. ________________________Il est végétarien Á quatre-vingts pour cent et sûrement bon à rien Pour les pour cent qui restent. Mais bien sûr, je plaisante ! Pour survivre, mon cousin ne dépend que des plantes. Moi, je suis carnivore. Je suis escarguivore, Lombriphage, iulitrophe et mille-pattivore, Sans pourtant dédaigner les fruits mûrs ou les baies, Surtout pendant l'hiver quand le sol est gelé. Pour nicher, cependant, je trouve que vos lierres Sont à peine suffisants et je me désespère Quand arrive le printemps et que vous les taillez. Par bonheur pour le faire, il me reste vos haies. Quand le jour engourdi ouvre à peine ses paupières, Je chante à tue-tête, des phrases que je répète, Trois fois le plus souvent et vous offre un concert, Depuis le cerisier dont j'occupe la tête. Quand la nuit reposée se prépare à veiller, Je chante encore des strophes que j'invente, improvise. Il faut que la hulotte dise qu'elle est réveillée Pour qu'enfin je me couche au creux de vos cytises.
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