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J'habitais en été les poutres et les solives Du hangar du chantier où votre oncle Marin, Qui était à la fois, maçon et italien, Rangeait sa bétonnière, ses parpaings, ses voliges. Quand vous étiez enfant, vous veniez jouer aux billes Sur les grands tas de sable où vous traciez des routes, Construisiez des châteaux plus forts que des bastilles... Et des soldats de plomb combattaient des mammouths, Des lions, des dinosaures, pendant que des champions Faisaient le tour de France que votre père suivait Sur son vieux poste à lampes pendant qu'il réparait Des grolles à l'agonie. Ça le rendait grognon. Quand arrivait le soir, le jeu des martinets Juste au-dessus des toits ou bien le gazouillis Des hirondelles rustiques et de leurs nouveau-nés, M'incitaient à sortir et quitter mon abri. Alors, d'un vol direct au-dessus du jardin, Je m'en allai chasser vers le soleil couchant, Des papillons de nuit, des sphinx ou bien des paons… Et je serai rentré bien avant le matin.
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