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Le port de Berlevag, où des bateaux qui voguent En faisant du surplace, voit des marins qui passent Tout habillés de jaune. Plusieurs ont la peau noire, Car ils viennent d'Afrique, jusqu'au bord de l'Arctique. Pour quel désespoir quittent-ils l'Amazone ?… - Ce n'est pas en Afrique ? Plutôt en Amérique ! Ce sont contrées lointaines et je suis bien certaine Que je n'irai jamais, car je m'y perdirai… Perdrai, si vous voulez, je ne parle pas l'anglais, Non plus le norvégien et je m'en porte bien. Je ne suis pas perdue. Je suis juste égarée… Comment suis-je venue ? Me laissais-je emporter Au sillage d'un bateau ? Je ne saurais vous dire… Mais le temps de cueillir quelque menu déchet Á la surface de l'eau, je m'en vais retourner Et promptement fuir ces goélands braillards Posés sur ces hangars pour ne plus revenir. Vers mes îles gelées… Y viendrez-vous jamais ?
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