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La mouette pygmée (Larus minutus)


Croyez-vous que je puisse, ainsi qu'on le prétend,
M'attaquer aux géants, jusqu'à ce qu'ils s'enfuissent ?

Homère, dans l'odyssée, a dû manquer d'idées.
Comme si les mouettes pygmées, les grues, vilipendaient !

Sur mes terres de Finlande, je connais bien les grues
Et même sur vos landes les troglodytes menus.
Il faudrait une douzaine de ces petits oiseaux
Pour remplir la bedaine d'un busard des roseaux.

Je n'aime pas cet oiseau qui survole nos jeunes.
Qu'on lui tourne le dos et il nous les déjeune !

Alors pour le chasser, faut se tenir les coudes…
Et notre société, dans l'instant, se ressoude.
Nous chassons l'importun, au-delà du lointain,
Á mille et une coudées ou autant de pygmés.

Trois cent quarante-sept mètres. Après, l'on s'en retourne,
Picorer, nous repaître, sur les eaux où l'on tourne.

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