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Mouise ou les tables de la Loi !




Chlordéconne* jubilait, déroulait le tapis
Sous les pieds de Flamant** qui, tel « pas vu, pas pris »,
Préparait des réformes qui plairaient aux patrons,
L’une d’elles, la pire, aurait vite raison
De la saine cohérence qui régnait aux Pâtures
Lui offrant, comme futur, l’inconnu, l’aventure…

Flamant rose prévoyait de graver dans le bois
De la Constitution des Pâtures, une loi
Dans laquelle un pays, une contrée, un canton
Un herbage ou un pré, un carré de gazon
Pourraient, de leur côté, en toute indépendance,
Décider de ce que serait leur gouvernance.

Chacun pourrait donc faire son propre règlement,
Différent du voisin qui, à son entendement,
Ferait comme il lui plaît ou comme on lui impose.
Les patrons du MO.DIF*** adoraient Flamant rose
Grâce auquel et enfin, le code du Labour
Serait réduit à rien et cela pour toujours.

Il en irait ainsi pour tout code en vigueur,
Du gazon, des légumes, de l’eau ou des liqueurs,
De l’environnement, des taxes et des impôts,
De la circulation, des crimes, des tribunaux.
Tous égaux aux Pâtures, ce serait pour l’Histoire
Flamant n’offrait rien d’autre qu’un immense foutoir.


29 mars 2012 / «® / ©»




*Chlordéconne est la patronne des patrons au pays des Pâtures
**Flamant rose est le candidat du parti des Bœufs. Il n'est ni socialiste, ni de gauche, sauf de riche.
***Le MO.DIF (Moutons Différents) est le syndicat des patrons aux Pâtures. Il ne fait pas de politique. Il se contente d'acheter des barbons et des députés.