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On me confond souvent avec miennes cousines Ça me navre, comprenez, qu'on me prenne pour glossine. C'est vrai qu'elles me ressemblent, mais leur comportement Pour les différencier, suffit bien amplement. La mouche des greniers, par exemple, c'est l'hiver Qu'elle hiverne en grand nombre tout contre ton volet, Rentre par le caisson dans ta chambre à coucher Et leurs larves, au jardin, mangent tes vers de terre. Aussitôt qu'elle le peut, la mouche des étables Te pique d'un coup d'épingle, c'est très désagréable Et quand elle se repose, se tient la tête en haut. Moi, c'est la tête en bas que je suis au repos. La mouche de l'automne fréquente les naseaux Des bovins, des caprins et aussi des chevaux. Quant à celle, irritante, qui aspire la sueur, Elle habite les forêts et nuit au promeneur. La mouche bleue et la verte se nourrissent de charognes, Comme la mouche à damier qui fuit l'eau de Cologne. D'autres n'ont pas de nom, vernaculaire, s'entend, On les trouve partout sur tous les excréments. Moi, j'aime mieux les sucres et les gouttes de café Qui tombent de la tasse sur la toile cirée. Aussitôt que je vois une femelle qui passe, Je la baise… À l'envers, au plafond ou au fond de la tasse !
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