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Les grès rouges des Mallos se dressent verticaux Et dominent des maquis à jamais privés d'eau. Des chocards en bande tournoient sur les sommets Et l'écho de leurs cris s'entend dans la vallée. Un percnoptère d'Égypte se pose près d'une carne, Et promptement du bec, l'attaque et la décharne. Des traquets oreillards se confondent aux motteux. Il faut faire attention pour distinguer les deux. Un monticole des roches restera bien caché, Autant que le fera la grosse fauvette orphée. Des peupliers qui poussent le long d'une rivière, On entend des loriots chanter sous les couverts. Des pies grièches gazouillent. Elles ont la tête rousse. Elles s'enfuient du plus loin qu'elles voient votre frimousse. Des pipits rousselines chassent sur les graviers Et capturent les insectes qui vont les rassasier. Un rossignol surpris lâche ses notes dures Qui montent en flûtant. Vous êtes sur son domaine. Il vous le fait savoir, mais se taira, c'est sûr, Aussitôt que ses jeunes auront une semaine. Des bruants ortolans survolent les buissons, Se posent un instant, dérangent une lulu Qui monte dans le ciel et ronde sa chanson. L'hirondelle des rochers profite du point de vue. Quant à moi, dans tout ça ?… Je passe et je repasse. Je plane dans le ciel où je fais du surplace Pour tenter de voir un hérisson écrasé Ou la moindre poubelle qu'on aurait balancée. À cette époque-là, les champs de basuras Empuantaient l'atmosphère de toute l'Ibérique. Les Espagnols brûlaient leurs déchets domestiques Ou les jetaient partout sans le moindre embarras.
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