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La mésange bleue (Parus caeruleus)


Sans doute connaissez-vous cette notion de niche
Dont les écologistes parlent en termes de métier
Qu'exercent les espèces dans les champs et les friches
Ou encore dans les eaux, les milieux forestiers ?

C'est une façon commode pour que toutes, nous trouvions
Des graines et des insectes, toutes nos provisions,
Sans jamais qu'on prononce le mot compétition…
Quand elle n'est pas sportive, n'est que désolation !

Je fréquente les rameaux et les petites branches
Des arbres qu'on dit caducs, car ils perdent leurs feuilles…
Avec mes cousines boréales, charbonnières,
Nous explorons chacune des fractales forestières,
Des volumes, (où l'on croise parfois un écureuil)
Différents pour chacune. Qui le tronc… Qui les branches…
Nous augmentons nos chances, ainsi de capturer,
Les proies qui nous conviennent, notre spécialité.
D'aucuns disent symbiose, d'autres opportunisme.
Une notion me plaît, c'est celle d'altruisme !…

Quand nous envahissons la strate arborée,
La panique saisit l'insecte des canopées.
Mais qu'il fuit l'une de nous en croyant s'échapper,
C'est pour mieux être saisi, par une autre, dévoré.

Je crois savoir qu'ailleurs, dans l'arbre épicéa,
Les pins et les mélèzes ou les sapins de croix,
Ma cousine huppée et ma cousine noire
Avec des roitelets quand ils se laissent voir…

Font pareil que nous pour faire leurs emplettes.
Je ne vois pas souvent la mésange nonnette.
Elle a grand caractère et aime la solitude.
Je ne critique pas ses choix, ses habitudes.

Parfois, elle vient ronder quand il fait froid l'hiver.
Elle recueille par terre ce qui tombe des arbres.
Brusquement disparaît, tout à coup, on la perd…
Ce qui semble laisser l'épeichette de marbre !

Je faisais référence des lignes auparavant
Aux pratiques sportives. Je me livre souvent
Aux agrès, au trapèze, à toutes les gymnastiques.
Avec les tarins, j'ai fait l'école du cirque
Pour apprendre à manger avec la tête en bas
Sans risquer de vomir mes tripes et l'estomac.

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