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Mérite




Voilà, je me suis tue
Bien qu’étant déchirée
Par tous ces corps dessus
Et de honte, écrasée.

Car je serai coupable
D’avoir été femelle
Parfaitement incapable
De cacher ces mamelles

Qui provoquent le désir,
La violence et la mort
Qui nous laissent gésir
Sans plus de larmes au corps.

Car je serai montrée
Du doigt et de la verge
Comme une âme damnée
Et qui, le mal, héberge.

Il faudra faire semblant
De guérir à la vie
De croire que le sang
S’arrête avec l’oubli.

19 janvier 2013