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Méhari vendredi...


Méhari* n'avait plus, au pays des Pâtures
La confiance de Virus**, et la magistrature :
Les juges, les avocats, les greffiers et les procs
Priaient pour qu'Il la vire et qu'alors elle suffoque
De n'être plus pour Lui qu'à peine une défroque,
Qu'Il l'appelle et lui dise, son fait, sans équivoque,
Que son incompétence lui vaut qu'Il la révoque
Avant qu'elle ne soit plus rien de plus qu'une loque.

Méhari pourrait bien se retrouver en cloque,
Avec ses robes de prix et toutes ses breloques,
L'amour qu'elle Lui portait n'était pas réciproque.
Virus avait un sens particulier du troc :
Il achetait les âmes, les corps ou les esprits
Offrant toujours bien plus que le plus juste prix.
Au moment de payer, sans la moindre faiblesse,
Virus oubliait tout et surtout ses promesses.

Méhari, l'instrument d'une réforme inique,
Était donc sacrifiée… C'était assez comique.
Quand sûre de ses appuis, elle était méprisante
Envers les juges couchés, la langue bien disante.
Maintenant qu'elle vacille, qu'elle est prête de tomber,
Tous ses amis d'hier s'empressent pour la pousser.
La sottise convient donc bien aux thuriféraires
Qui ne comprennent pas qu'un jour ils vont déplaire.

23 juin 2008 / «® / ©»



* Méhari est la future garde ex-plus-diplômée des Sceaux de Virus.
** Virus est l'actuel président des Pâtures.