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Malgré tous les efforts que j'ai pu prodiguer, Je n'ai jamais vraiment été domestiqué. Pourtant, j'aurais aimé qu'on s'occupe de moi. Je ne comprends pas bien ce que l'on trouve aux chats. Quand l'homme est apparu sur le vieux continent, Il y a de cela bien plus de cent mille ans, Je l'observais un peu et compris sur l'instant L'intérêt que j'aurai (et même assidûment) Á fréquenter ce singe qui, manifestement, Laissait traîner partout ses restes d'aliments. Les débuts, comme toujours, furent un peu difficiles Et puis rapidement, arriva l'âge d'or : Partout des plaines s'ouvraient d'abord telles des îles Au milieu des forêts, se couvraient de blés d'or. Avec les grains, le pain, les miettes et puis les poules Qui gaspillent beaucoup quand elles vivent en foule. Pour labourer les champs, il fallut des chevaux Qui semblent présenter…(je ne suis pas médecin…) Des problèmes digestifs, car souvent le crottin Contient assez de graines pour remplir un boisseau. J'aime à voler un peu de la soupe des chiens. La ligue des oiseaux me veut, c'est sûr, du bien Puisque j'ai en hiver quantité de mangeoires, Quand arrive le printemps, davantage de nichoirs. Le cheval s'éteignit, mais vinrent les autos Sur les calandres desquelles sont collés des insectes. Alors, sur les parkings, chaque jour, je prospecte Et remplit mon caddie, servi sur un plateau. Comme de domestique, je n'en ai que le mot, Je ne suis pas servile, mais j'aimerais quand même, Puisque l'homme me nourrit, je veux aussi qu'il m'aime Et quand ça me démange, qu'il me gratte le dos.
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