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Les Anglais m'appellent knot. Les Allemands, c'est knutt. En latin, canutus, le u se prononce ou... Cuculus, le coucou ou upupa, la huppe... C'est à cause de mon cri de contact surtout Qui s'onomatope : nout ! _____________________Je fréquente au passage Les plages de Knot le Nout sur les bords de l'Escaut. Comment ça, Knokke-le-Zout, sur les bords de I'Escaut ? Vous savez les langages, C'est affaire d'accent. Moi qui suis échassier, je ne cause pas flamant. Il faut que vous sachiez que sur mon Groenland, Je ne parle qu'esquimau ou alors le toungouse Si je suis sibérien. Mais ça, c'est de l'indien Comme la vache andalouse, vous n'en parlez pas mot, Pas plus que le gallo que l'on cause à Guérande Ou bien à Saint Malo. Quand je suis de passage, je fréquente les plages, Les étendues vaseuses plutôt que les sableuses. J'aime aussi les galets et même les marais. Je le fais en grand nombre, en formation serrée, Très vite, effarouché et décollant en trombe Dès qu'un de nous alerte, brûlant la politesse... Il y a tant de gens qui veulent notre perte, Qui versent notre sang, qu'il faut être prudent Et garder nos distances, assurer nos défenses Pour que nos descendances puissent dans l'abondance Perpétuer notre espèce. Venez en Sibérie, si vous avez envie, Sur nos toundras glacées et si vous en mourrez, De froid, sans le vouloir. c'est bien mieux qu'en mouroir, Avec des petits vieux, à la mine revêche, Atteints par Alzheimer… Mourir chez les maubèches, Vous ne trouverez pas mieux. _____________________Par chez vous, ni ailleurs !
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