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Les veaux quittèrent l'étable où ils devaient téter Et sans savoir bien paître, occupèrent les herbages. Ils firent beaucoup de bruit et beaucoup de tapage Et, malheureusement, n'apprirent qu'à bêler. Cela faisait l'affaire des bœufs restés dans l'ombre Qui voulaient qu'on les suive et qu'on le fasse en nombre Puis qu'on leur déroulât après le deuxième tour Le tapis rouge qui les mènent à la Cour. Depuis la nuit des temps, tout le monde le sait, Jamais bœufs et moutons n'ont pu cohabiter Sur les mêmes pâquis, comme chevaux et cochons. Les seuls qui le pourraient sont coqs et dindons. Les premiers, dès matin, éructent en palabres, Les seconds cuisent au feu puisqu'ils sont Méléagre Et témoins de la farce qu'on fit à Hippomène, Quand le Bélier parla des pommes que l'on sème. L'oie rieuse (Anser albifrons) / 30 avril 2002__________
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