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Je suis toujours pressée. J'ai tant de choses à faire. Je cours vite sur la terre. Il me faut l'arpenter, En longueur, en largeur, mais jamais de travers, Á tort ou en hauteur… un peu en profondeur, Seulement en hiver quand il fait vraiment froid. Je capture des proies aussi grosses que moi, Á la course, bien souvent ou alors en sautant. Quand arrive l'été, j'accorde seulement Un tout petit moment pour un accouplement Avec un bel amant qui repart en courant, Comme s'il était pressé. Comme le temps me presse, j'assume ma grossesse En transportant mes œufs dans un cocon de soie Qui, ni une, ni deux, en un peu moins d'un mois, Me donnent des enfants qui s'accrochent de leur mieux, Entre eux, sur l'abdomen… _________________________Partout, je les emmène… Mais, je prends tout mon temps si, par mésaventure, L'un d'eux vient à tomber… Car tous en font autant ! J'attends très patiemment qu'ils veuillent bien regrimper Et accrochent leurs ceintures. Maintenant désolée, finissez de bêcher Les mottes où je me cache, que j'achève ma tâche… Vous pourriez vous presser !
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