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Cannabina, c'est moi ! Chardonneret se goure. Et comble de fureur, je passe pour une débile ! Je me pare de rosé et j'aime aussi les vignes Ou les lieux découverts que d'aucuns trouvent indignes Comme les terrains vagues dans les banlieues les villes. Je participe ainsi à la vie des faubourgs. Je passe beaucoup de temps à fouiller sur la terre, En grande troupe souvent car j'ai l'instinct grégaire. Une saute de vent, une feuille qui prend l'air, Et toutes nous décollons pour un ailleurs, plus loin, Improbable souvent, mais ça c'est notre affaire. Nous savons trouver où sont les graines de foins. Il peut vous apparaître assez peu rationnel Que je sois, à la fois, farouche et très confiante, Particulièrement quand je construis mon nid. Je ne me cache pas, j'accompagne ma femelle Des matériaux au bec, sans aucune méfiance, Comme pour montrer à tous où j'aurai mes petits. Surtout ne le dites pas, ne le répétez pas. Mais avec le coucou, j'ai passé un contrat. J'élève une fois pour toutes un de ses rejetons Et il me laisse tranquille jusqu'à mon panthéon. Puisque avant de mourir, j'irai jusqu'en Afrique. J'éviterai ainsi les tendeurs en Belgique. Ainsi vous m'auriez cru ! Qu'avez-vous dans la tête ? Le coucou, vous savez, ne mange que des insectes Et penser un instant que je puisse l'élever, Démontre qu'il vous reste encore bien du chemin Pour avoir du bon sens et savoir critiquer l'info Qu'on vous martèle et qui vous rend crétin.
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