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En haut de la falaise, un plateau dénudé. Au-delà des falaises, la mer qu'on dit Égée. Le vent frais de la mer couche et puis dessèche Des fleurs déjà fanées... Le vent frais de la mer Ferait presque oublier les muqueuses trop sèches, Les pieds enflés qui baignent _____________Dans des chaussures trop dures, Les rochers tous brûlants, les buissons tous piquants, Les mouches bourdonnant, leurs avides piqûres, Les blessures qui saignent... C'est alors que je passe, À deux mètres du sol, d'un vol direct et lent Et presque nonchalant. Je traverse l'espace Bien trop rapidement pour que vous soyez sûr De mon identité... Si cela vous console, vous n'êtes pas le premier À ainsi vous tromper, ni même le dernier. Car les oiseaux de proie se ressemblent parfois Comme deux gouttes d'eau, pareils aux mendiants Dans de leurs vieux oripeaux ou bien aux goélands Qui sont des mécréants. Quand Dieu les a créés, il les fit tous pareils. Mais depuis ce temps-là, ils ont bien évolué, Comme ces appareils que l'homme fait voler ! Pour les oiseaux de proie et surtout les faucons Qu'on ne voit qu'un instant : la manière de voler, La couleur, la longueur, la largeur, l'épaisseur ; C'est à l'appréciation qu'en fait l'observateur. Après, ce n'est qu'affaire juste d'honnêteté... Plus on est aguerri, plus le doute est permis Et même nécessaire, on peut bien se tromper. Il faudrait confirmer, pouvoir encore rester Sur ces immensités ; avoir beaucoup de chance Pour encore m'observer on bien que les vacances Durent une éternité. Je suppose que bientôt vous prendrez le bateau Pour franchir le détroit près de Canakkale Et me laisserez seul voler tout près de Troie.
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