Vouivre et laisser vouivre
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Vouivre et laisser vouivre.


Dans le programme Senestre que Blanchon* présentait,
On y trouvait, entre autres, le mot laïcité.
Pour Bernique** du F_haine, ce mot-là prévenait
Qu’on évite la viande au prétexte qu’elle pouvait,
Selon son abattage, modifier la manière
De prier à genoux ou le derrière en l’air.

Elle confondait en fait d’avec l’E.S.B
Quand toute petite encore, elle l’avait contracté
Et laissé son cerveau à moitié spongiforme…
Ou bien quelque autre mot, car tous, elle les déforme
Ce qui la rend méchante comme l’est un schtroumf noir
Quand un culicoïde le pique de son dard.

Les amis de Virus*** en rajoutaient des couches
Pensant nous faire très peur avec les bêtes louches,
Celles qui sont tachetées, zébrées ou bien rayées
Ou celles, en général, qui font minorité.
C’était à leur façon comme de botter en touche
À défaut d’arguments qui auraient pu faire mouche.

Blanchon prenait le temps de tout bien expliquer,
Le sens, le tout premier ; celui qui est caché
Ou bien celui qu’on donne quand on veut nous tromper
Comme dans les propagandes ou les publicités.
Blanchon faisait appel et toujours de son mieux
À notre intelligence même si on est des bœufs.

Ainsi nous disait-il, sur la laïcité,
Ça n’est qu’une technique pour vivre en société.
Quand on est plus de quatre, ce qui compte avant tout
C’est savoir qui commande, car le reste, on s’en fout…
Si c’est Dieu et l’église quand au moindre blasphème,
On nous brûle, écartèle et voue à la Géhenne…

Ou un chef tout puissant, donc une dictature,
Comme celle que nous vivons et détruit nos Pâtures,
Qui dit ce qu’il faut faire pour faire plaisir aux riches
Dont la seule ambition, c’est se faire de l’artiche…
Osez donc protester ! Il lâchera ses chiens
Qui vous mordront le cul pour votre plus grand bien.

Mais en démocratie, le peuple est souverain.
Il n’a que faire des prêtres, des rois, des mandarins
Qui osent, par la force et au nom des croyances,
Imposer qu’ils dominent et que leurs différences
Suffisent à justifier qu’il y ait des esclaves
Dont ils peuvent abuser et en faire des épaves.

Car les bêtes sont pareilles bien que toutes différentes.
Elles ont les mêmes droits et si elles sont souffrantes,
Celui d’être soignées ; Si elles ont des petits,
Le droit qu’on les éduque ; Qu’elles aient de l’appétit,
Le droit à la bonne bouffe et quand elles sont bien vieilles
Et ont beaucoup donné, sur elles, le droit qu’on veille.

C’est l’intérêt de tous de respecter ces droits…
Et s’il y a un devoir, c’est respecter la loi
Quand elle est juste et bonne dans l’intérêt de tous
Partout et tout lieu, même au fond des cambrousses
Qui sont abandonnées, trop souvent, à la jungle
Dont on monte facilement la violence en épingle.

La laïcité n’est qu’un mode opératoire
Qui permet à chacun de vivre son histoire
De vie comme il l’entend, en toute liberté,
De croire ou ne pas croire aux choses révélées,
En refusant toujours qu’on veuille lui imposer
Qu’elles seraient, pour nous tous, les seules vérités.

Et si la vérité n’est jamais révélée,
Alors il faut admettre, quand on veut l’approcher,
Qu’il faut que l’on discute, échange des points de vue
Sur ce qu’il convient de faire : ou relire tout Ubu
Ou se prendre la tête sur des idées complexes
Pour écrire des lois et toutes leurs annexes.

C’est la seule manière qui sied à la roture,
La noblesse du peuple quand il est des Pâtures
Quand tant d’années d’Histoire lui disent toutes les luttes
Que menèrent des lumières parfois du fond des huttes
Avec pour seul moteur le mot fraternité
Quand d’autres nous dégueulent compétitivité.

Quand arrive le temps de leur faire rendre gorge
Comme on le fit, jadis, pour des droits qu’on se forge
Par la sueur et le sang, le marteau et l’enclume
Ou quand on les conteste ou quand on nous enfume,
Quand on veut nous faire croire qu’on n’est pas dangereux
Quand on affirme bien haut qu’on n’est pas partageux.

Quand on caresse l’église dans le sens de ses poils
Ou bien l’école privée à vapeur ou à voile
Qu’on fait ami ami avec ceux de la finance
En s’assurant ainsi à jamais la bombance…
Et tant pis pour les bêtes pourvu qu’on les engraisse
Afin de les plumer comme des poulets de Bresse.
17 mars 2012 / «® / ©»




* Blanchon, du parti senestre, monte encore et toujours dans les sondages qu'on n'arrive plus à truquer autant !
** Bernique est la fille du loup borgne, l'ancien président du F_haine.
*** Virus est d'ores et déjà le futur ancien président des Pâtures et sera poursuivi pour félonie, crimes de guerre, haute trahison et absence d'autorité parentale.