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C’est le rouge de la honte qui est mis !




Les Pâtures avaient fait le choix d’un grand malheur
Qui frapperait surtout les pauvres, leurs frères et sœurs
Mais les épargneraient, du moins le croyaient-elles
Du moins l’espéraient-elles, du moins le souhaitaient-elles…
Ah ! les hyènes, les salopes, les branques, les pourritures,
Je vomis de dégoût sur ce peuple des Pâtures…

Qui avait fait le choix de Bernique et la haine
Par peur de l’immigré qu’il vouait à la géhenne
Par peur de l’autre, de soi et par peur de la peur
Laquelle rimait pourtant avec serial killer,
Avec liquidateur puisque le temps viendrait
Où toutes leurs saloperies, un beau jour, se paieraient.

Un beau jour, pas vraiment, même s’il est nécessaire
De mettre un terme enfin à cette sorte de guerre
Entre les égoïsmes, les individualismes
Quand tout nous dit d’aller vers un peu d’altruisme.
Qu’est-ce donc ces bêtes dénuées de conscience
Qui ne pense à rien d’autre que se goinfrer la panse ?

Qu’est-ce donc que ces bêtes qui croient que leur fortune
Les place à l’abri en haut de la tribune
D’où elles peuvent voir les bêtes qui titubent et s’écroulent
Faute de n’avoir pas même un seul grain de semoule
À gonfler dans l’eau chaude et servir de repas,
Le dernier qu’ils prendront juste avant leur trépas.

Qu’est-ce donc que ces bêtes qui côtoient la misère
Et passent sans regarder, car elle les indiffère.
Qu’est-ce donc que ces bêtes qui croient en leur mérite
Quand il n’est finalement rien de plus qu’un prurit,
Des boutons de véroles qu’à leur vue, on s’écœure
Quand l’âme se dévoile et provoque la rancœur.

Au pays de Pâtures, ce serait donc la guerre
Totale et absolue, pour vaincre ce cancer
Qui rongeait les moutons et les bœufs qui croyaient
Qu’un monde était possible où l’animalité
Serait le genre pour tous, des damnés de la terre
Aux forçats de la faim et tous les prolétaires.

Mais c’était sans compter sur ces bêtes immondes
Qu’il faudrait assez vite rayer de notre monde.
Aurions-nous d’autres choix qu’il faudrait s’y résoudre
Pour la raison qu’elles veulent toujours en découdre.
C’est ainsi, dans leurs gênes et dans leurs atavismes :
La violence nourrissait leurs plus bas égoïsmes.

Mais c’était sans compter sur les vieux qui fermaient
Leurs portes à double tour quand ils ne possédaient
Rien, pas même une vie qu’ils avaient galvaudée
À ne jamais donner et pas même partager
Juste un peu de leur temps, pour rien, gratuitement
Puisqu’ils voulaient toujours être payés comptant.

J’ai la haine pour ce peuple, ces malades, ces débiles,
Profonds inadaptés, tous jaloux et serviles.
Je suis en résistance. Je ne lâcherai rien.
Je garderai toujours de ma chienne des chiens
Pour qu’ils les mordent au cul et les fassent saigner.
Le temps est venu pour la clandestinité.


22 avril 2012 / «® / ©»