La fauvette grisette : Sylvia communis
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La fauvette grisette (Sylvia communis)


Sauf à trouver mon nid, oncques n'est point aisé,
Vous ne verrez nenni que je ne veux montrer.

Savez-vous l'expression qui dit courir fauvette ?

C'est quand l'homme s'entête à en perdre raison…
Qu'il sollicite en vain, qu'une belle lui accorde
Son cœur, aussi sa main et quelque endroit secret
Caché sous la fourrure pour lequel une clef
Ouvrira la serrure…
________________ Mais la belle se soustrait,
D'avance refusée.
________________Elle lui tend une corde
Á laquelle il se pend.
________________Il en jouit sur l'instant,
Mais en agonisant.
________________Dans un spasme de mort,
Son cerveau se détend.
________________Une ultime secousse
Libère la semence sur le sol pour que pousse
Un pied de mandragore comme au pied des potences.

Tout comme les minaudes qui, toujours se dérobent,
Sur mes terres, quand on rôde, je pars en billebaude.
J'alerte, je clabaude.
________________Vous pensez m'approcher
Et me faire quinaude avec vos ruses d'apache…

J'en profite, je me cache, d'une feuille, camouflée…

C'est pour mieux me montrer quand vous êtes distrait,
Sitôt escamotée…
________________Et vous êtes baisé !

Je sais que vous trichez, car vous vous cacherez.
Je ne vous verrai plus.
________________Je serai moins secrète,
Mais tout autant discrète et ni vue, ni connue.

Bois de Kergollaire, Tréauray, Brandérion.