Un grand cerf a laissé ses fumantes laissées Qu'on appelle fumées... Seules les bêtes noires, Le blaireau, le renard ou bien le sanglier Émettent des crottes qui s'appellent laissées. Et quant aux oiseaux noirs : les tétras, les corneilles, Les choucas ou les merles, c'est de fiente ou de merde Dont on parle à merveille dans les Académies Où veillent des immortels lesquels vous font savoir Que pour l'oie, c'est caca ; pour le chat, c'est pipi. Donc, vous êtes penché, sur les traces du cerf, Sur ses fraîches fumées et n'apercevez pas Sous les épicéas, à moins de trente pas, Se couler l'oiseau noir, dessous les myrtilliers Qui produisent en foule des fruits noirs et sucrés Et quand vous le verrez, ce sera un peu tard... Vous serez sur les nerfs, toute la matinée ! À chaque fois, c'est pareil, Vaut mieux chercher des stroumpfs sous les salsepareilles Que d'espérer surprendre, à moins qu'il ne parade, Le grand tétras chez lui qui, chaque fois triomphe Et trouve les parades aux ruses que les Hopis Usent pour les dindons qu'ils arrivent à prendre Et qu'ils vous ont appris... Je dois être moins con ! Vous aurez du succès auprès de ma fiancée Que vous avez suivie de longues heures durant Dans des bois scandinaves, avec tous ses petits... Elle glousse doucement d'une voix presque grave ; Cueille un fruit,là, ici ; appelle ses petits ; Gratte comme les poules ; s'accouve un bref instant, Avec l'air ébahi ; défèque brusquement Avec contentement ; saute sur la dernière Branche qui traîne à terre d'un grand épicéa Au moins bicentenaire ; en arrache les aiguilles, Les privant de litière ; et arrivée au faîte S'envole pour un autre ; capture une chenille ; Appelle ses petits qui ne volent qu'à peine, Mais assez, cependant, pour fuir rapidement Et vous laisser perdu jusqu'à la fin des temps.
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