Des poltrons minés...
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Des poltrons minés...

Aux Pâtures, les Bœufs étaient anesthésiés…
Les consignes étaient claires : aucune liberté
Ne leur était donnée, pas même pour réfléchir…
Ils avaient l’ordre, sur tout, de toujours obéir
À la ligne fixée par le scorpiocialisme,
Inflexible, car portant les germes du fascisme.

Oui, oui, oui, à la guerre contre les dromadaires,
Les addax, les onyx qui prient le cul en l’air
Et que les ennemis du pays des Gerboises
Criant sauvagement : « Faut qu’on les ratiboise »,
Les lions, chacals et hyènes, voire les éléphants
N’avaient plus d’autre but qu’en les assassinant
Pour la raison valable qu’ils avaient un autre air
Que celui qu’ils devraient pour espérer leur plaire.

Oui, oui, oui, aux réformes voulues par le Médif
Contre les syndicats et toutes leurs manifs,
Pour casser à jamais le code du travail
Prendre les travailleurs dans un réseau de mailles
Dont ils ne pourront plus jamais se libérer
Sauf dans la fosse commune où ils seront jetés.

Oui, oui, oui, aux manœuvres du président Virus*
Qui, pour privilégier seulement l’abusus,
Avait, pour ses amis qui contrôlaient la flotte,
Le naphte ou la finance, d’un mouvement de glotte,
Imposé aux cités qu’elles cèdent aux diktats
Des intérêts privés qui ne céderont pas
La moindre concession pour soulager les bêtes
Qu’ils effeuillent patiemment, comme les pâquerettes.

Oui, oui, oui, aux réformes de rythme dans les écoles
Pour le bien des enfaons que Morpéion* bricole…
Le temps leur est compté à se languir d’ennui
Dans les cours de récré en attendant la nuit,
Dormir, enfin rêver qu’on les prend au sérieux
Et qu’on puisse pour eux, être enfin ambitieux.

Les scorpiocialistes ne méritaient pas qu’on
Puisse encore les croire et, sauf à être très con,
Leur voter la confiance, une légitimité
Pour qu’ils s’empressent encore de trahir et voler,
Les peuples trop crédules roulés dans la farine
Par ces belles pourritures qui sentaient les latrines…
Qu’il serait bon, bientôt, aux prochaines élections,
Qu’on imagine aussi leur éradication.




22 janvier 2013 / «® / ©»



*Virus est l'ancien président des Pâtures qui sert de modèle à Scorpion.

**Morpéion est le ministre de la refondation de l'école contre les maîtres