Le héron garde-bœufs : Bubulcus ibis
®
Le héron garde-bœufs (Bubulcus ibis)



Des vaches efflanquées, des taureaux arthritiques
Et des veaux faméliques à peine domestiqués,
Sur des vases néritiques, soigneusement mastiquent,
Crucifères et siliques, des herbes oxaliques,
Du thym, du basilic, des feuilles salicyliques,
Des regains dactyliques précédemment croqués
Et vite estomaqués.

Le microbiologique a déjà attaqué
Tout le cellulosique, les ferments butyriques,
Les molécules toxiques aux remugles musquées.
Un rot physiologique aux saveurs méthaniques
Pourrait vous offusquer, mais dans l'atmosphérique
Rejoint l'énergétique et l'ozone est niqué.

La bouchée entérique promptement encaquée
Se promène flegmatique dans le chemin colique.
Elle sera déféquée en bouse aromatique
Brusquement débarquée en courbe balistique
Et s'écrase, élastique, sur le plancher, plaquée.

Mais alors, c'est magique. Les insectes rappliquent,
Se goinfrent d'acide urique, de bouchées stéariques,
Baisent et puis forniquent, sont une palanquée.
N'ai plus qu'à débusquer des bousiers, des lombrics.
Puis, je les décortique. Ils m'offrent le pique-nique,
Le pantagruélique, le thermodynamique,
Et d'être rassasié.

M'évitent le cathartique, l'acidose chronique,
D'être tout détraqué, le foie bien attaqué
Ou les neurones bloqués. Sinon le phosphorique
Viendrait à me manquer. Il faudrait que je risque
Le mauvais diagnostic d'un médecin sadique.
Ses soins, je revendique. Saura-t-il m'indiquer
Les soins allopathiques à base d'arsenic
Ou d'alcool phéniqué... Juste me requinquer ?

C'est pourquoi en Afrique ou en Andalousique,
Je suis les vaches parquées dans les prés du rustique
Ou celles plus hispaniques qui vivent défroquées,
Sans clôture électrique, promises aux jeux du cirque.
Et un vrai franc succès.

El Rocío, Coto del Rey, Andalousie... Maintenant régulièrement dans le Morbihan !