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Cucurucucu, Paloma…




Gambette* et Chlordéconne** ne savait plus comment
Il fallait qu’ils s’y prennent pour tricher comme avant :
Mettre en tête des sondages Virus même s’il était
Bon dernier, dans les choux, la tête dans le panier
Pour la raison cruelle qu’au bocal, les poissons,
Bien qu’ils eussent tout fait pour cacher l’information
Étaient bien obligés devant tant d’évidences
De parler de Blanchon et de ses performances :
Des bêtes qui venaient de très loin l’écouter,
Fort nombreuses, sous la pluie, toujours disciplinées
Et s’il faisait trop chaud, agitaient des drapeaux,
Debout pendant des heures, plus serrées qu’un troupeau,
Mais sans jamais se plaindre, mais sans jamais gémir
Attendant le bon mot de Blanchon qui fait rire.

Gambette et Chlordéconne, de la tribu des riches,
Qui, au seul mot de peuple, crieraient bien à la niche !
Mais ils y sont déjà, dans celles qu’on dit fiscales…
Et celles du Cacarente sont assises sur leurs malles
Déjà prêtes à partir au pays des Vaches folles
Où c’est moins dangerous et où les branquignols,
Bien qu’ils circulent à gauche, croient tout ce qu’on leur dit :
Que ceux qui les gouvernent les mènent au paradis.

Et si quelque indigné veut tenter l’aventure
L’affaire est vite pliée, plus vite qu’aux Pâtures…
Quelques coups de merlin sur le râble de la bête
Ramènent à la raison même les plus fortes têtes.

C’est ainsi qu’il faudrait mener cette racaille
Avant qu’il soit trop tard, qu’il faille que l’on s’en aille.
Elle ne croit plus un mot de toute notre propagande.
Elle s’active en secret et même par la bande
Pour divulguer partout nos plus petits secrets,
Nos trafics, nos magouilles, comment on s’est sucré
Sur le dos des plus pauvres jusqu’à ce qu’ils en crèvent
Sur le dos des peuplades qu’on cabosse pour des fèves
Comment on s’approprie le naphte, les terres arables,
Le vivant seulement quand il est brevetable.

Les poissons du bocal sentent leur fin venir.
Regardez ces faux-culs qui commencent à trahir !
Comme ils mordent la main qui leur tend la pâtée !
Certains n’hésitent pas et veulent nous faire chanter
Pour la raison, parfois, qu’abusant d’hydromel
Il arrive qu’on se lâche, il arrive qu’on s’emmêle
Les pinceaux, les sabots avec quelque femelle
Qu’on paye de retour d’une overdose mortelle
De graines d’hellébore quand elles oublient parfois
Qu’il vaut mieux, à jamais, se taire et rester coi.

Il y en a trop qui doutent quand trop d’affaires tombent
Pour la raison qu’un juge les jette dans la tombe.
Il y en a trop qui doutent quand trop d’affaires tombent
Tout juste au bon moment faisant l’effet d’une bombe.

C’est écrit dans le marbre, on va perdre, c’est sûr !
Les sondages nous le disent, partout sur les Pâtures,
Virus va terminer sa carrière politique
Devant un tribunal, la tête sur la pique.
Bien que possédant les instituts de sondages,
Nous sommes impuissants à modifier les pages
Qui faisaient l’opinion, le choix démocratique
Pour notre candidat, celui de notre clique.

Gambette en aparté : « Il me reste un bateau,
Je vais faire le trafic de gazelles, de lionceaux
Qui veulent immigrer. Je me ferai du fric.
Puis d’emmerder Blanchon, ça me colle la trique…
Comment fera-t-il donc pour régulariser
Ces forçats hébétés que je vais débarquer ?
»

6 avril 2012 / «® / ©»




*Gambette a un J♦B très bien rémunéré au pays des Nitrates en excès.
**Chlordéconne préside le MODIF et l'OPIF et réciproquement.