La galéode solifuge : Galeodes aranoides
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La galéode solifuge (Galeodes aranoides)

Je suis tombée de l'arbre sous lequel vous étiez
Quand avec vos copains, vous m'aviez enfumée…

Pedro, Juan o Pepe y tambíen Santiago
Qui vous accompagnaient observer des oiseaux.
Vous aviez fait griller des petites costillasses,
Quelque part, tous perdus, en Sierra Morenasse.

J'avais mordu Pepe, mais il n'en mourrait pas.
Mes mâchoires sont énormes. Vous n'en revenez pas !
Je me sauvai bien vite, en courant sur trois pattes,
Puisque mes pattes-mâchoires me servent à palper
Les proies que je rencontre, que je vais capturer.
Je prends même des geckos. C'est sûr, je vous épate.

Mais Pedro et son frère, victimes d'huiles frelatées,
Décéderaient bientôt tout près de Saragosse.
Ils n'avaient pas vingt ans. C'étaient encore des gosses.

Gardent-ils la mémoire du parc de Montfragüe ?
Des vautours, des cigognes et des cabras montes ?
Des déserts près de l'Èbre, de ses alouettes sirlis ?
De vos gosses, tout petits, qui leur firent la promesse
De revenir souvent ?
___________________Putain Dieu ! Quel gâchis !


Quelque part sur la dehesa, Extramadura.