Le moineau friquet : Passer montanus
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Le moineau friquet (Passer montanus)


Avant, j'étais nombreux. Ça me désole un peu,
Car que je suis en recul. Je me sens ridicule.
Je voudrais m'adapter, fréquenter les nichoirs.
Je ne me sens pas prêt. Alors, c'est sans espoir,
Car les vieux arbres creux, souvent, se laissent abattre,
Comme ça, sans combattre. Il en reste si peu.

Je n'ai plus où nicher. Plus grand chose à bouffer.
Il n'y a plus de graines, des petites qui s'égrènent
Tout le long des chemins. Plus que du maïs grain,
Du soja en tourteaux, stockés dans des silos.

Mon cousin domestique est sans doute plus doué.
Il a su amadouer le bouseux, le rustique.

Je suis pourtant charmant, beaucoup moins querelleur…
Et mon chant moins grinçant, écoutez donc nos chœurs
Quand arrive le soir, que nous nous ramassons
Ensembles au dortoir, C'est comme une chanson.

Alors profitez-en… pendant qu'il en est temps.

Les chênes creux sur le campus de l'IUT de Lorient jusqu'en 1982.