Frieden ! Mops...
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Frieden ! Mops…



Au pays des Patates et des gras Doryphores,
La chancelière Mops* n’allait plus très, très fort…
Son bel ami Virus** avait été viré
Et dans moins d’une année, ça lui arriverait.
Tout l’Euromembrement secoué par un séisme
L’accusait d’avoir fait émerger les fascismes
Dans trop de beaux pays comme celui des Fetas,
Comme celui du Tokay, celui des Paellas
Avant que ça n’arrive au pays de Pâtures.
Gangrené comme jamais par trop de pourritures.

Mops, la chancelière, trépignait d’impatience.
« Kartoffel ! Ils m’emmerdent, tous, avec leur croissance…
La seule chose à faire, c’est plus de rigueur !
C’est la seule chose à faire pour plaire à nos banksters,
Ceux-là même qui nous mirent au plus haut des pouvoirs
Afin que nous fassions selon leur bon vouloir…
Sinon, je ne serai qu’un étron qu’on écrase !
Une copie, un plagiat… Ach ! Que dis-je : un ersatz ! »
Scorpion*** ne savait pas que faire pour que Mops cède
D’autant qu’il la savait pire qu’un Samoyède…

Ne lâchant jamais l’os même s’il était rongé…
Ne sachant qu’un rôle, Mops ne pouvait pas songer
Qu’il en existait d’autres qui eussent dit qu’aux Patates,
Le modèle tant vanté, c’était échec et mat
Pour le peuple contraint au travail de force
Sauf à crever de faim, sans le moindre bout d’écorce
À ronger lentement pour garder l’illusion
D’œuvrer pour la rigueur et contre l’inflation
Qui menaçaient de ruine les plus riches rentiers
Et tant pis pour les pauvres, même s’ils sont des milliers.

10 mai 2012 / «® / ©»



*Mops est la chancelière du pays des Patates et des gras doryphores.
**Virus est mort.
***Scorpion est un président mou.