Les fourberies de Scorpion
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Les fourberies de Scorpion

« Je suis fourbe. Je suis lâche. J’aime quand on me déteste.
Je veux être à moi seul, le charbon et la peste,
L’ESB spongiforme ou bien la fièvre aphteuse,
Pour que triomphe enfin la pensée socialeuse,
Laquelle consiste à faire, en toutes circonstances,
Et au dernier moment, le contraire de ce qu’on pense.

Ce qui fait qu’au final, on fait ce que l’on dit
Mais à la condition que ce soit une connerie,
Du grand n’importe quoi qui sera retoqué
Par le premier juriste, même en première année…
Ou des lois d’exception sans la moindre valeur,
Si ce n’est d’apporter, aux Pâtures, le malheur.

Mais, plaire à Chlordéconne*, et le nez dans sa touffe,
Lui faire, tout doux, minette jusqu’à ce que j’étouffe…
Compétitivité et flexicurité
Seront les deux mamelles, aux Pâtures, désormais.
La seule manière de lutter contre le chômage,
C’est de mettre des fers aux bêtes en esclavage.

Il faut, dans chaque champ, chaque pré, chaque herbage
Que la loi qui prévale soit au seul avantage
Des plus forts qui dominent et nous tiennent à la bonne,
Qui nous gratte la panse afin que l’on ronronne
Et leur serve la soupe, leur déroule le tapis,
Les protège des juges qui sont nos ennemis.

Inventer des sujets pour noyer les poissons
Du bocal dans lequel ils la jouent aux plus cons…
Comme l’amour dans le pré entre les mérinos
Tâte-moi donc la corne qu’est plus dure que de l’os
Et faisons des agneaux au rayon surgelé…
Bêtes à bouffer du foin et maudits défilés ! »


11 janvier 2013 / «® / ©»



*Chlordéconne est la patronne du MEDIF et la première ministre de fait aux Pâtures